L’évolution des technologies interactives a transformé la manière dont les entreprises, les établissements scolaires et les organismes de formation diffusent l’information et favorisent l’interactivité. Pour mener à bien cette mission, plusieurs solutions interactives s’offrent aux utilisateurs notamment l’écran numérique interactif (ENI) et le vidéoprojecteur interactif (VPI). Chacun de ces dispositifs présente des avantages et des inconvénients en fonction des besoins et du contexte d’usage. Il faut ainsi considérer plusieurs critères pour faire le bon choix du produit à adopter.
ENI : la qualité d’affichage pour une meilleure expérience visuelle
L’ENI offre une résolution 4K avec un écran tactile LED à haute luminosité. Il garantit une excellente visibilité sous tous les angles quelque soit les conditions de luminosité de la salle où l’on l’utilise. De plus, l’absence de projection élimine les ombres portées et améliore le confort visuel des utilisateurs. Pour les personnes réfractaires aux écrans numériques, il existe des ENI qui intègrent un filtre anti-reflet et anti-lumière bleue.

Le VPI, quant à lui, propose une image projetée qui peut varier en qualité en fonction de la luminosité ambiante et de la surface de projection. Même si certains modèles récents affichent une résolution Full HD, l’image projetée est souvent moins nette que celle affichée sur un écran interactif d’autant plus si la salle n’est pas suffisamment sombre.
La durée de vie et la maintenance
Un ENI possède une durée de vie bien plus longue qu’un vidéoprojecteur interactif. En moyenne, pour l’écran numérique interactif, il peut fonctionner plus de 50 000 heures sans perte de qualité. L’ENI est un équipement robuste, et ne requiert pas d’entretien ou de maintenance spécifique.
Quant au VPI comme appareil de projection, il nécessite un remplacement régulier de la lampe, après 3 000 à 6 000 heures en général, mais cela dépend également de la fréquence d’usage. Les filtres des VPI sont également des composants qui demandent une maintenance plus fréquente, ce qui entraîne des coûts supplémentaires.
La version de VPI la plus durable est représentée par les VPI laser. Il s’agit d’un vidéoprojecteur interactif utilise une source lumineuse laser au lieu d’une lampe traditionnelle. Ces modèles offrent une longue durée de vie comprise entre 12 000 et 15 000 heures en moyenne. Néanmoins, ils restent moins avantageux par rapport aux écrans numériques interactifs.
Interactivité et réactivité
Pour une parfaite collaboration, l’interaction est un critère clé. L’écran numérique interactif, grâce à sa technologie tactile multipoint allant jusqu’à 50 points de contact pour les plus récents modèles à l’instar d’Easypitch SPARK, permet une expérience fluide et rapide. Il est possible de travailler directement sur l’écran avec un stylet ou au doigt, avec une grande précision tactile et sans latence perceptible.
Quant au VPI, il offre également une interaction tactile. Toutefois, la précision et la fluidité peuvent être affectées par la surface de projection et la qualité du capteur. De plus, certains modèles nécessitent l’utilisation de stylets spécifiques, ce qui peut limiter et peser sur l’accessibilité.
Facilité d’installation et encombrement
L’écran numérique interactif est un dispositif tout-en-un, ne nécessitant pas d’installation complexe. Il peut être fixé au mur ou placé sur un support mobile, ce qui facilite son intégration dans différents espaces. Son unique contrainte réside dans son poids, qui requiert une fixation sécurisée. Pour découvrir les critères de choix entre un ENI fixe ou sur support mobile, consultez cet article /article/choisir-ecran-interactif-fixe-mobile
Le VPI, en revanche, requiert une installation plus technique. Il doit être positionné à une distance idéale de la surface de projection, ce qui peut poser des contraintes d’espace. Les modèles à ultra-courte focale réduisent ces contraintes, mais l’encombrement reste supérieur à celui d’un ENI.
Connectivité et compatibilité
Les derniers modèles d’écran numérique interactif intègrent des systèmes d’exploitation comme Android ou Windows, offrant une interface intuitive et de nombreuses applications embarquées. Ils disposent également de multiples ports HDMI, USB et de fonctionnalités de partage sans fil facilitant les interactions avec d’autres appareils.
Les VPI, en revanche, n’ont pas de système embarqué et dépendent toujours d’un ordinateur pour fonctionner. Leur connectivité peut être limitée en fonction du modèle, bien que certaines versions récentes intègrent des options de projection sans fil.
Coût et retour sur investissement
A tailles de projection égales des deux produits, le prix initial d’un ENI est supérieur à celui d’un VPI. Cependant, il constitue un investissement plus rentable à long terme. Son absence de maintenance régulière, sa durée de vie prolongée et ses performances constantes en font une solution durable.
Le VPI, bien que plus abordable à l’achat, génère des coûts additionnels avec le remplacement des lampes et l’entretien spécifique. Pour une utilisation intensive, un ENI sera plus économique sur le long terme.
Pour plus de détails sur le coût de l’ENI comparé au TBI ou le VPI, consultez cet article https://www.ludomag.com/2018/07/10/cout-de-lecran-interactif-vs-tableau-interactif-en-enseignement/
En somme, le choix de l’adoption du produit dépend des besoins et exigences des utilisateurs. Pour ceux nécessitant une solution performante, durable et facile à utiliser, l’ENI s’avère être le meilleur choix. Il offre une qualité d’image supérieure, une interactivité avancée et une maintenance réduite. Mais nombreux sont aussi les établissements qui s’orientent vers le VPI qui correspond mieux à leur utilisation.
Si votre budget est limité et que l’utilisation reste occasionnelle, un VPI peut convenir, à condition de prévoir les coûts d’entretien. Toutefois, pour une solution pérenne et adaptée aux exigences modernes, l’ENI demeure la meilleure alternative.